25/03/2013
Flaubert et la formation
Si l'on s'en tient à sa définition, une idée reçue est une opinion située entre le stéréotype, le cliché et le lieu commun. L'idée reçue a comme caractéristique : d'être très répandue, d'être tenue pour évidence qui n'a plus besoin d'être démontrée, de permettre d'éviter de se poser des questions gênantes et au final de ne plus nécessiter de réfléchir. D'où son succès.
Lorsque Flaubert écrivit son Dictionnaire des idées reçues, il n'y fit pas figurer la formation, ni l'enseignement ou l'éducation. Peut être l'époque n'y associait-elle pas d'idées reçues.

René Thomsen - La maison de Flaubert - 1897
Elle s'est bien rattrapée depuis car les diagnostics portés à la va vite sur notre système de formation professionnelle ne manquent pas, encore la semaine dernière par l'Institut Montaigne, récidiviste en matière de colportage d'idées reçues. En voici dix rassemblées dans une chronique écrite pour l'AEF, avec Jean-Marie Luttringer, qui prend la peine d'expliquer pourquoi il serait bon que toute réforme éventuelle de la formation commence par écarter les idées trop facilement reçues.
Flaubert en formation ou le dictionnaire des idées reçues sur la formation.pdf
Et pour ceux qui seraient curieux de la beauté de la Fornarina, un bonus :

Raphael - Portrait d'une jeune femme (La Fornarina)
00:41 Publié dans ACTUALITE DE LA FORMATION | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : flaubert, formation, idées reçues, littérature, éducation, travail, politique, économie, réforme, peinture

