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18/01/2016

D comme....DIALECTIQUE

Plutôt l’esprit de contraction que de contradiction

 Développer ses compétences exige d’exercer des activités nouvelles. Qui s’en tient à ce qu’il maîtrise déjà ne progresse pas et qui ne progresse pas recule car le monde n’attend pas.

Allons un peu plus loin : développer ses compétences c’est accepter à un moment donné la confrontation. Confrontation avec de nouvelles situations de travail donc mais également confrontation avec des pensées opposées à la sienne (penser contre soi-même disait Sartre), avec des pratiques différentes, avec des méthodes qui ne sont pas les nôtres. Bref, pour progresser il faut se mettre en situation d’inconfort, sortir des situations endogamiques, du cercle de ceux qui nous confortent et aller au-devant de ceux qui nous dérangent.

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L'art de brouiller les pistes

Pour progresser il faudrait donc que je lise les bouquins d’Eric Zemmour, que je passe une journée de travail avec des managers persuadés que le droit du travail est le premier frein à l’économie, que j’accompagne une négociation avec l’objectif qu’elle n’aboutisse pas, que je participe à une table ronde avec Marc Ferracci, que je préconise de s’affranchir de règles structurantes, que je lise en détail les jurisprudences qui vont à rebours  de constructions cohérentes, que je présente des lois absurdes en essayant de leur donner du sens, que j’encourage l’expression des opinions les plus farfelues dans les formations…et bien j’ai essayé tout cela et manifestement ça marche  (sauf lire les bouquins de Zemmour, faut pas déconner quand même, je m’en suis tenu à la lecture de Causeur, ce qui n’est déjà pas mal vous l’avouerez –et je n’ai pas lu que les chroniques de Jérome Leroy, ce serait trop facile).

 A ceux qui s’inquiéteraient, livrons une conclusion rassurante : la dialectique on est pas obligé du matin au soir, on peut aussi faire ce que l’on aime, comme on aime, avec ceux que l’on aime. Il faut juste ne pas oublier de sortir, régulièrement, du confort. Mais où ais-je mis le Journal de Philippe Murray ?

Commentaires

Il y a un moment que je n'avais fréquenté votre blog, le nez dans dans "le développement des capacités" de quelques institutions algériennes... Merci de la fraicheur iconoclaste et de cette écriture.
Je destine le premier paragraphe à l'illustration d'un rapport destiné à des cadres immobiles d'un monde en attente.

Écrit par : Pierre LAURENT | 24/01/2016

Bonjour Pierre,
Vous pouvez aussi leur faire lire "Le rivage des Syrtes" de Julien Gracq. A force d'immobilisme, on finit par déclencher la guerre dont personne ne veut.
Tous mes voeux pour la mission (et le reste)

jpw

Écrit par : jpw | 24/01/2016

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