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09/01/2017

AVANT, ON NE PARLAIT PAS POUR NE RIEN DIRE

Il fût un temps, je vous l’assure, où il y avait une hiérarchie : le formateur était un expert, les bons élèves lui donnaient la réplique et les moins bons profitaient de la dynamique. Il fallait travailler pour accéder à la parole. Les états d’âmes n’étaient pas invités au débat. Le savoir primait, l’individu s’effaçait derrière la matière et se mettait à son service. Les connaissances devaient être solides pour autoriser la formulation d’un avis. Les évaluations n’étaient pas complaisantes, l’effort était récompensé et la nonchalance sanctionnée. C’était avant que chacun réclame le droit de s’exprimer, même quand il n’a rien dire, que l’horizontalité ne soit promue valeur suprême, que l’élève ne remplace le maître au centre du système et que le contenant devienne plus important que le contenu. Là où le savoir a besoin de temps et de silence pour se constituer, on a introduit le débat permanent, ou plus exactement le foutoir organisé, le relativisme sans fin, la contestation de la hiérarchie et au final la perte de repères qui rend les apprentissages plus difficiles. A vouloir égaliser les chances, on les a surtout nivelées.  On a oublié que Don Juan, quand il défie le commandeur,  finit en enfer (NDLA : tout plagiat de Finkielkrault et quelques autres serait purement fortuit).

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Commentaires

Si l'école française est devenue la plus inégalitaire des pays développés c'est bien parce qu'à côté du bazar permanent dans l'immense majorité des établissements publics, dans quelques rares établissements sélectionnés on continue à promouvoir l'effort, la concentration, le travail rigoureux et le mérite.

Evidemment tout cela n'est pas très populaire et il est plus facile de donner des congés sans fin aux élèves (et aux profs) que de tenter d'éduquer les enfants.

Je pense que dans quelques années on pourra changer le nom de l'EN, par celui-ci GP ou garderie publique.

Écrit par : cozin | 09/01/2017

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